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PIPAC et cancer de l’ovaire : ce que révèlent les deux essais randomisés de 2026

16 septembre 2026

La PIPAC : Un nouvel espoir dans le traitement contre le cancer de l’ovaire ?

Deux essais cliniques randomisés indépendants, 262 patientes, deux continents, une même conclusion.

Deux essais cliniques randomisés indépendants, publiés en 2026 sur un total de 262 patientes, établissent une base scientifique solide pour l’intégration de la chimiothérapie intra-péritonéale pressurisée en aérosol (PIPAC) dans la prise en charge du cancer de l’ovaire. Décryptage.

 

2026, un point d’inflexion clinique pour la PIPAC

Jusqu’ici principalement documentée par des séries de cas et des études non-comparatives, la PIPAC change de statut en 2026. Deux essais randomisés indépendants — l’un mené en Russie sur une maladie avancée, l’autre en Inde sur une maladie récidivante résistante au platine — démontrent chacun, sur leur population respective, un bénéfice clinique significatif et cohérent avec les résultats de l’autre étude.

Étude n°2 (BMC Cancer, juin 2026) : bénéfice de survie chez les patientes en maladie avancée

Menée au dispensaire régional d’oncologie de Moscou et à l’Institut P.A. Hertsen, cette étude a inclus 182 patientes atteintes d’un cancer de l’ovaire avancé, présentant une maladie résiduelle après une chirurgie cytoréductrice sous-optimale. Le protocole comparait une PIPAC associée à la chimiothérapie standard (platine et taxane) à une chimiothérapie standard seule.

Résultats sur la survie :

  • Survie sans progression : 12,5 mois (groupe témoin) vs 19,7 mois (groupe PIPAC), soit +7,2 mois de contrôle de la maladie
  • Survie globale : 38,1 mois vs 46,2 mois, soit +8,1 mois de survie absolue
  • Réduction de 69% du risque de progression de la maladie ou de décès
  • Réduction absolue de 52% du risque de décès

Résultats sur le contrôle tumoral :

  • 92,9% de normalisation du marqueur CA125
  • 98,8% de régression macroscopique complète
  • 85,7% de régression pathologique complète
  • 98,8% de contrôle total de l’ascite

Point notable : ces résultats ont été obtenus sans augmentation de la toxicité sévère pour les patientes, un élément clé pour l’évaluation bénéfice/risque de toute intensification thérapeutique.

 

Étude n°2 (Indian Journal of Surgical Oncology, avril 2026) : supériorité en situation de résistance au platine

Dirigée par le Pr S.P. Somashekhar au Manipal Comprehensive Cancer Centre, cette étude a porté sur 80 patientes présentant un cancer de l’ovaire récidivant avec résistance clinique avérée au platine — une population pour laquelle les options thérapeutiques restent limitées. Le protocole confrontait directement la PIPAC en monothérapie à la chimiothérapie intraveineuse standard.

Résultats :

  • Taux de réponse objective : 62,5% avec la PIPAC contre 15% pour la chimiothérapie IV, soit une efficacité multipliée par 4,1
  • Taux de contrôle de la maladie : 85% contre 45%, soit +40 points
  • Diminution substantielle des toxicités graves par rapport à la voie intraveineuse
  • Amélioration documentée de la qualité de vie globale des patientes

Un bénéfice cohérent sur l’ensemble du spectre clinique

La convergence de ces deux essais, menés indépendamment sur des populations et des contextes géographiques différents, est ce qui en fait la force : que ce soit en première ligne sur une maladie avancée, ou en récidive sur une maladie résistante au platine, la PIPAC apporte un bénéfice mesurable sur trois plans :

  1. Un contrôle tumoral et pathologique supérieur
  2. Un bénéfice de survie concret et quantifiable
  3. Une excellente tolérance, avec maintien voire amélioration de la qualité de vie

 

Implications pour la pratique clinique

La convergence des données 2026 confirme que la PIPAC dispose désormais des fondements scientifiques et cliniques nécessaires pour devenir une option thérapeutique standardisée dans la prise en charge des métastases péritonéales d’origine ovarienne :

  • Efficacité validée en essai randomisé de phase II
  • Supériorité démontrée par rapport aux standards intraveineux historiques
  • Intégration viable dans les parcours de soin, de la première ligne à la récidive

 

À propos de Gamida et de la PIPAC

👉 Gamida distribue le CapnoPen® CP-001, dispositif dédié à la réalisation de la PIPAC.

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